Le numéro 51 d’Égards est disponible

Mise en ligne de La rédaction, le 16 août 2016.

Sommaire du numéro 51 – Juin-Septembre 2016

Marie-Thérèse Urvoy – Les procédés de compromis dans l’ordre social islamique

Gary Caldwell – Le néo-corporatisme québécois et ses conséquences

Patrick Dionne – Cul sec

Jean Renaud –Trois essais politiques : La nation, l’hystérie égalitariste, les deux sagesses

Notes de lecture

Matthieu Lenoir – Ivan Rioufol (La guerre civile qui vient )

Nicole Gagnon – Jacques Beauchemin (La souveraineté en héritage)

André Désilets – Michel Aucouturier (Un poète dans son temps : Boris Pasternak)

Benoît Miller – Ambroise de Milan, (La fuite du siècle)

André Désilets – Erik Peterson (En marge de la théologie )

Gary Caldwell – Philippe Labrecque (Comprendre le conservatisme en quatorze entretiens)

In memoriam

Patrick Dionne – Le fils de la foudre : Maurice G. Dantec (1959-2016)

Les procédés de compromis dans l’ordre social islamique

Mise en ligne de La rédaction, le 16 août 2016.

par Marie-Thérèse Urvoy

[ EXTRAITS DU NUMÉRO 51/JUIN-SEPTEMBRE 2016 ]

Marie-Thérèse Urvoy

Dans son histoire l’islam s’est caractérisé par son rapport obsessionnel au pouvoir. Cela s’explique sans doute par le lien constitutif entre le religieux et le politique assumé dès son émergence; bien plus, la prédication monothéiste du prophète Muhammad s’est réalisée au gré des événements de sa vie tant privée que politique. / Lire la suite… »

Le néo-corporatisme québécois et ses conséquences

Mise en ligne de La rédaction, le 16 août 2016.

par Gary Caldwell

[ EXTRAITS DU NUMÉRO 51/JUIN-SEPTEMBRE 2016 ]

Le néo-corporatisme

Depuis un demi-siècle, au Québec, une dynamique sociopolitique s’est mise en place qui a grandement contribué à l’actuel ralentissement économique de la province. Ce ralentissement, par rapport au reste du continent, a débuté en 1967, mais n’a été reconnu qu’au début du XXIe siècle par les apologistes de la Révolution tranquille. Il se manifeste par un taux de croissance inférieur à la moyenne canadienne; et subséquemment, par une capacité plus limitée à investir collectivement dans l’amélioration de l’appareil économique: qu’il s’agisse d’augmenter la productivité ou la capacité d’exportation. / Lire la suite… »

Cul sec

Mise en ligne de La rédaction, le 16 août 2016.

par Patrick Dionne

[ EXTRAITS DU NUMÉRO 51/JUIN-SEPTEMBRE 2016 ]

Le jour d’après

Les vérités simples préfèrent le système; les vérités complexes préfèrent l’aphorisme.

Joubert aurait pu être peintre; Baudelaire, musicien; Bloy, sculpteur; Ramuz, cinéaste.

Au bord de l’espérance.

La philosophie moderne ressemble à une entreprise de briquetage métaphysique. Elle construit des cloisons partout.

Le suicide. Vengeance de soi contre soi-même. / Lire la suite… »

Trois essais politiques: La nation, l’hystérie égalitariste, les deux sagesses

Mise en ligne de La rédaction, le 16 août 2016.

par Jean Renaud

[ EXTRAITS DU NUMÉRO 51/JUIN-SEPTEMBRE 2016 ]

Le jugement de Salomon

À la mémoire de Maurice G. Dantec,
métaphysicien à l’état sauvage,
visionnaire impatient et clairvoyant,
prophète irritable et foudroyé,
en souvenir de nos campagnes théologiques et politiques.

Le progrès matériel, moral, spirituel n’est ni fatal ni continu. La civilisation est chose fragile. Elle risque de périr si elle se défend mal ou s’oublie trop. La sauvagerie, la barbarie, la ruine, la mort guettent les pauvres cités humaines. Sait-on encore que l’ordre, l’autorité, les institutions politiques s’enracinent dans le ciel, tout comme le cœur des hommes s’il veut demeurer un cœur humain? Toutes les civilisations l’ont reconnu plus ou moins confusément, sauf la nôtre. / Lire la suite… »

Notes de lecture. Ivan Rioufol, La guerre civile qui vient

Mise en ligne de La rédaction, le 16 août 2016.

Ivan Rioufol, La guerre civile qui vient, Paris, Pierre-Guillaume de Roux, 2016.

par Matthieu Lenoir

[ EXTRAITS DU NUMÉRO 51/JUIN-SEPTEMBRE 2016 ]

La guerre civile qui vient

«Quarante ans d’hystérie xénophile » et, si l’on en juge par ce qui se dit et surtout par ce qui se tait depuis les massacres de 2015 à Paris et celui de 2016 à Bruxelles, cette pathologie du système immunitaire européen a malheureusement du mal à reculer devant l’évidence. Ivan Rioufol, courageux et solitaire lanceur d’alerte au quotidien parisien Le Figaro, démontre dans son dernier ouvrage, La guerre civile qui vient, que le totalitarisme islamiste, qui s’est installé à la faveur de l’effondrement des défenses mentales du continent, a pris une dimension apocalyptique. / Lire la suite… »

Notes de lecture. Jacques Beauchemin, La souveraineté en héritage (texte intégral)

Mise en ligne de La rédaction, le 16 août 2016.

Jacques Beauchemin, La souveraineté en héritage, Montréal, Boréal, 2015.

par Nicole Gagnon

[ EXTRAITS DU NUMÉRO 51/JUIN-SEPTEMBRE 2016 ]

La Souveraineté en héritage

Transmission, héritage: le thème est dans l’air du temps. Voir le monde avec un chapeau de Carl Bergeron, entre autres, «est un impitoyable réquisitoire contre notre refus obstiné [...] d’offrir un héritage culturel à la génération qui vient» (Christian Rioux, Le Devoir, 11 mars 2016). Le titre de Beauchemin semble cependant en porte-à-faux car il n’entend justement pas transmettre la question de la souveraineté mais trancher le nœud gordien. / Lire la suite… »

Notes de lecture. Michel Aucouturier, Un poète dans son temps : Boris Pasternak

Mise en ligne de La rédaction, le 16 août 2016.

Michel Aucouturier, Un poète dans son temps : Boris Pasternak, Genève, Éditions des Syrtes, 2015.

par André Désilets

[ EXTRAITS DU NUMÉRO 51/JUIN-SEPTEMBRE 2016 ]

Boris Pasternak

Voici le livre d’un universitaire connu qui a dirigé, entre autres, la publication de l’œuvre de Boris Pasternak (1890-1960) dans la belle et riche «Bibliothèque de la Pléiade».

Avec le présent ouvrage, l’auteur retrace l’itinéraire d’un poète admirable à partir de nombreux documents (correspondance et souvenirs de ses contemporains) devenus accessibles depuis sa mort. On peut donc comprendre son dessein ainsi: une invitation à écouter le poète Pasternak dans son temps, qui actualise cette part invisible du monde sans laquelle le monde ne saurait subsister. / Lire la suite… »

Notes de lecture. Ambroise de Milan, La fuite du siècle

Mise en ligne de La rédaction, le 16 août 2016.

Ambroise de Milan, La fuite du siècle, introduction, texte critique, traduction et notes par Camille Gerzaguet, Paris, Cerf, 2015, coll. « Sources chrétiennes » no 576.

par Benoît Miller

[ EXTRAITS DU NUMÉRO 51/JUIN-SEPTEMBRE 2016 ]

Saint Ambroise

Sans recours au commentateur, une vague d’étrangeté nous gagne. Ainsi que le note Gérard Nauroy, cité dans l’introduction patristique, la «perplexité» du lecteur quant au style littéraire d’Ambroise de Milan semble commune:

«La plupart des traités d’Ambroise […], pour peu qu’ils ne soient pas des commentaires méthodiques d’un livre de l’Écriture – et, parfois, même dans ce cas –, laissent, après une première lecture, le sentiment d’ouvrages composites, à la démarche diffuse et déconcertante, aux intentions disparates, à la terminologie incertaine, où la suite des idées, rarement explicite, semble dépendre du discours lui-même, du rapprochement fortuit de deux mots, de deux images, de deux citations scripturaires plutôt qu’obéir à un propos préétabli et ordonné selon des articulations apparentes.»

De grands liseurs ont dit de lui qu’il ne fut qu’un «ennuyeux Cicéron chrétien» (Huysmans), même un «plagiaire malhabile» (Schenkl) reprenant un ouvrage de Philon d’Alexandrie. Et que ses textes n’ont rien d’une qualité recherchée. / Lire la suite… »

Notes de lecture. Erik Peterson, En marge de la théologie (texte intégral)

Mise en ligne de La rédaction, le 16 août 2016.

Erik Peterson, En marge de la théologie, préface de Bernard Bourdin, introduction de Barbara Nichtweis, traduction de l’allemand de Jean-Louis Schlegel, Paris, Cerf, 2015.

par André Désilets

[ EXTRAITS DU NUMÉRO 51/JUIN-SEPTEMBRE 2016 ]

Erik Peterson

J’ai lu avec attention et grand plaisir En marge de la théologie d’Erik Peterson (1890-1960), cet éminent spécialiste de la patristique et de l’histoire du christianisme primitif qui, par ses positions, demeure un théologien original, profond et en marge de la modernité dans la mesure où il développe son propre concept de «théologie», inassimilable aux ordres du monde, et tout spécialement celui du «politique», observe Bernard Bourdin dans sa préface. / Lire la suite… »