Voici le nouveau site d’Égards. Une refonte a été nécessaire en raison des nouvelles possibilités offertes, ces dernières années, en matière de publications en ligne et compte tenu de l’énorme corpus de textes dont notre revue, accompagnée de son site, est aujourd’hui dépositaire, au moment où nous traversons nos huit ans de travail, de réflexion et d’existence.
On comprendra, attendu nos moyens dérisoires, que la mise à jour dudit corpus, sous forme d’archives, où certains choix éditoriaux seront à faire à la lumière du temps écoulé, se réalisera à la vitesse des choses pérennes, c’est-à-dire au rythme des saisons, des naissances et des morts. Les adeptes de l’information à haute vitesse, s’il en reste dans nos rangs clairsemés par le silence, passeront donc à la diète. Nous en profiterons tous, eux, nous et les autres, pour nous relire un peu chacun, question de se reconnaître, de nous reconnaître et de refaire ensemble la fête des idées.
D’autre part, cette nouvelle mouture, si elle semble perdre en poids, gagnera, comme on dit, en efficacité, sinon en dynamisme. Le site, souvent endormi à l’ombre des trimestres, se réveillera de lui-même au son de ses collaborateurs, nouveaux et anciens, qui, dorénavant, pourront plus aisément réagir au monde comme il va — ou ne va pas —, et publier, bien sûr, hors le papier de la revue, leurs études supplétives ou toute autre forme de libre littérature et franche pensée.