Pour vous abonner ou
acheter un numéro d'ÉGARDS
cliquez ici...


LE NUMÉRO 28 D'ÉGARDS
EST DISPONIBLE DÈS MAINTENANT
EN LIBRAIRIE, SUR ABONNEMENT OU EN FORMAT PDF

Sections
 ACCUEIL
 DÉCLARATION FONDAMENTALE
 ARCHIVES
 ÉGARDS, Le Blog  
 AUDIO-VIDÉO  
 LES IMPRIMABLES
 BRIBES DE LECTURE
 RÉACTIONS
 COMMUNIQUÉS
 DOSSIERS
 ÉVÉNEMENTS
 OÙ TROUVER ÉGARDS
 ABONNEMENT/ACHAT
 NOUS ÉCRIRE
 LIENS D'INTÉRÊT
 RECHERCHE AVANCÉE
 DÉPÊCHE ÉGARDS
 ENGLISH TEXTS  

Les 6 principes
d’une résistance conservatrice

Notre résistance antiétatique s´inspire des principes traditionnels d’une pensée conservatrice tels que les résuma admirablement, en six points, l´essayiste américain Russell Kirk :

1. La croyance en un ordre transcendant (ou à un corps de lois naturelles) appelé à régir la société ainsi que la conscience.

2. Un attachement envers la variété luxuriante et le mystère de l´existence humaine et une horreur sacrée envers l´uniformité étriquée, les objectifs égalitaristes et utilitaristes de la plupart des systèmes radicaux.

3. La conviction qu´une société civilisée exige des ordres et des classes et le rejet de la notion absurde de "société sans classes".

4. La certitude que la liberté et la propriété sont étroitement liées, qu´avec l´abolition de la propriété privée, on se retrouverait dans l´antre du Léviathan.

5. La méfiance envers les sophistes, les calculateurs et les économistes qui désirent reconstruire la société sur des conceptions abstraites.

6. La prise de conscience que le changement peut ne pas être salutaire, qu´une innovation ou qu´une réforme précipitée provoque quelquefois des effets dévastateurs au lieu d´être un facteur de progrès.



MON HUMANITÉ, MA PEINE ET MON SALUT: POUR LE SOIXANTIÈME ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE GEORGES BERNANOS
par Alex La Salle
(Publié le 29 mars 2008)


Le romancier et essayiste Georges Bernanos, né le 20 février 1888, est retourné « dans la Maison du Père » le 5 juillet 1948, après avoir fini d’user son vieil « orgue de barbarie ». Depuis son départ, les parents et amis, les chercheurs et « tous les compagnons dispersés à travers le monde » n’ont pas manqué de souligner, à chaque dix ans (1958, 1968…), le double anniversaire de sa naissance et de sa disparition. Il y a longtemps maintenant que le colosse est parti. Cela fera 60 ans, en juillet prochain. 60 ans de vie céleste, vécus dans l’amitié de Dieu. C’est un anniversaire qui mérite d’être souligné.

(…) Georges Bernanos était un prophète. Plus je réfléchis et plus je me persuade qu’il n’y a pas de meilleur mot pour le décrire. C’était un prophète. C’est le rôle qui lui a été imparti, la charge qui lui est revenue. Comme Isaïe, Jérémie ou Ézéchiel, qui ont, en leur temps, par toutes sortes d’objurgations, exhorté Israël au repentir et à la conversion, de la même manière Bernanos a voulu que son pays revienne à sa vocation spirituelle et qu’il s’engage à nouveau sur la voie que Dieu avait tracée pour lui. Il a désiré de toute son âme que la France reprenne sa place à la tête des nations, qu’elle ouvre la marche et qu’elle avance sur le chemin qui mène au Royaume de Dieu. Un pareil objectif, évidemment, n’a de sens que si l’on adopte un point de vue chrétien sur l’histoire. Mais justement, Bernanos était chrétien et il savait, par vérité de foi, que les peuples sont faits pour servir Dieu.

Comme elle l’avait déjà fait par le passé, Bernanos souhaitait que la chrétienté française réponde aux aspirations des hommes, qu’elle incarne une fois de plus leurs rêves de liberté. Il savait d’expérience, pour avoir vécu au Brésil, que des millions d’hommes reconnaissaient en elle, à ce moment fatidique de l’histoire, « la dernière grande réserve d’humanité ». Il savait qu’ils attendaient d’elle un sursaut d’honneur, qui serait comme le signal d’un réveil universel. Par vocation, pour préserver un petit nombre de valeurs essentielles sans lesquelles l’homme perd son visage, la France devait s’opposer – son esprit l’y engageait – au modèle de civilisation promu par l’U.R.S.S. et les États-Unis.

Les peuples russe et américain, disait-il, en partant d’axiomes différents, le collectivisme pour l’un, l’initiative individuelle pour l’autre, aboutissent au même résultat désastreux : la déspiritualisation de l’homme par la propagande et son instrumentalisation au profit de la machine économique. Communisme et capitalisme n’étaient pour lui que les deux faces d’une même civilisation totalitaire ordonnée au règne de la « Matière ». Il prévoyait que son extension sans limite entraînerait, à terme, l’extinction de toute vie intérieure. À voir aujourd’hui l’effet dissolvant de la culture commerciale sur les âmes, il est permis de croire que nous ne serions pas loin du compte sans le secours de l’Esprit, qui souffle où il veut. (...)

Sommaire du numéro courant
Numéro 28
Été 2010

UN TÉMOIN DE L’ÉVANGILE : LE CARDINAL MARC OUELLET
 par Benoît Lemaire

LE DIALOGUE ISLAMO-CHRÉTIEN : DU PRINCIPE À LA RÉALITÉ
 par Marie-Thérèse Urvoy

UN MONDE PARODISIAQUE IV
 par Christian Monnin

ENTAILLES IV
 par Patrick Dionne

RESTAURATIONS — ESSAIS POLITIQUES ET CRITIQUES VI RELATIVISME ET TOTALITARISME
 par Jean Renaud


CHRONIQUES

LE SIÈCLE, LES HOMMES, LES IDÉES
 par Luc Gagnon et André Désilets

NOTES DE LECTURE
 par Matthieu Lenoir et Benoît Miller

DOCUMENT L’EUTHANASIE : LA MORT ENSAUVAGÉE OU L’ALIÉNATION TOTALITAIRE DE LA PERSONNE
 par François Primeau (MD, LCMC, DPSYCH, CSPQ, FRCPC, BPH, CTH)





* * *

Lire les derniers communiqués:

LE CONGRÈS ISLAMIQUE DOIT SE DISSOCIER D’YVONNE RIDLEY

UN COMMUNIQUÉ IMPORTANT DU WESTERN STANDARD !

FINI LE TROUBLE

Élection de Benoît XVI



Égards sur

CSS valide!

Accueil   |  Déclaration fondamentale   |  Archives   |  Audio-vidéo   |  Bribes de lecture   |  Réactions   |  Communiqués   |  Dossiers
 Événements   |  Où trouver Égards   |  Abonnement/Achats   |  Nous écrire   |  Liens d'intérêt   |  Recherche avancée   |  Dépêche Égards

Copyright© ÉGARDS et ses auteurs
Dernière mise à jour : 23 juillet 2010