Pour vous abonner ou
acheter un numéro d'ÉGARDS
cliquez ici...


LE NUMÉRO 28 D'ÉGARDS
EST DISPONIBLE DÈS MAINTENANT
EN LIBRAIRIE, SUR ABONNEMENT OU EN FORMAT PDF

Sections
 ACCUEIL
 DÉCLARATION FONDAMENTALE
 ARCHIVES
 ÉGARDS, Le Blog  
 AUDIO-VIDÉO  
 LES IMPRIMABLES
 BRIBES DE LECTURE
 RÉACTIONS
 COMMUNIQUÉS
 DOSSIERS
 ÉVÉNEMENTS
 OÙ TROUVER ÉGARDS
 ABONNEMENT/ACHAT
 NOUS ÉCRIRE
 LIENS D'INTÉRÊT
 RECHERCHE AVANCÉE
 DÉPÊCHE ÉGARDS
 ENGLISH TEXTS  

Les 6 principes
d’une résistance conservatrice

Notre résistance antiétatique s´inspire des principes traditionnels d’une pensée conservatrice tels que les résuma admirablement, en six points, l´essayiste américain Russell Kirk :

1. La croyance en un ordre transcendant (ou à un corps de lois naturelles) appelé à régir la société ainsi que la conscience.

2. Un attachement envers la variété luxuriante et le mystère de l´existence humaine et une horreur sacrée envers l´uniformité étriquée, les objectifs égalitaristes et utilitaristes de la plupart des systèmes radicaux.

3. La conviction qu´une société civilisée exige des ordres et des classes et le rejet de la notion absurde de "société sans classes".

4. La certitude que la liberté et la propriété sont étroitement liées, qu´avec l´abolition de la propriété privée, on se retrouverait dans l´antre du Léviathan.

5. La méfiance envers les sophistes, les calculateurs et les économistes qui désirent reconstruire la société sur des conceptions abstraites.

6. La prise de conscience que le changement peut ne pas être salutaire, qu´une innovation ou qu´une réforme précipitée provoque quelquefois des effets dévastateurs au lieu d´être un facteur de progrès.



BAUDELAIRE DEVANT LE PROGRÈS
par Patrick Dionne
(Publié le 29 mars 2008)


Le confort est un impitoyable tyran. Qui transige avec lui risque de finir par tout lui sacrifier. Sénèque avait perçu ce danger dès le premier siècle de notre ère. Dans une lettre à Lucilius, il remarquait que le transport en litière était une cause de fatigue plus grande que la marche – il y avait selon lui quelque chose de contre-nature à être porté longtemps – et concluait que la vie confortable provoquait la dégénérescence : « Les délices (deliciae) ont engendré chez nous la faiblesse, à force de ne pas vouloir, nous avons fini par ne plus pouvoir. » Nietzsche, en son temps, regardait d’un œil ironique l’état de déchéance dans lequel sombrait l’homme obsédé par son bien-être personnel : « Celui qui s’est toujours beaucoup ménagé, l’excès de ménagement finit par le rendre malade. »

Plus récemment, Alexandre Soljénitsyne observait que le déclin du courage en Occident avait coïncidé avec l’accroissement démesuré du bien-être. Soljénitsyne voyait clairement l’antagonisme entre le culte du bien-être personnel et l’édification du bien commun, entre la vertu de courage et l’idéal de la vie confortable. L’observation de l’écrivain russe est cruciale pour le présent et l’avenir. Pourtant l’homme occidental (que nous pourrions appeler l’homme-confort) poursuit sa sieste séculaire, imperturbable, collectionnant les kilos et les plaies de lit, feignant de ne voir en ce monde que des signes de santé et de prospérité. Cette forme de coma consenti est très commode et très répandue. Elle permet de recréer le réel au gré de ses caprices, d’entretenir sa fatuité et de céder au sentimentalisme le plus niais. « C’est un refrain touchant et unanime que jamais l’humanité n’est parvenue à un si haut degré de civilisation, de perfection, et de culture », disait Léon Daudet. Mais il y a plus grave. Cette léthargie métaphysique et spirituelle dispense l’homme-confort de s’engager dans l’existence. Elle le dispense d’être. Ainsi que le constatait Nicolas Berdiaeff, c’est là la véritable signification du bourgeoisisme (et de la religion du confort) : se contenter d’illusions qui rassurent au mépris de la vérité qui libère. L’homme-confort ou le bourgeois de Berdiaeff n’a que faire des mouvements de la vie, des exigences de l’âme. Il est l’homme de l’idée fixe. Son grand fantasme est de parvenir à un état de bien-être définitif. Toute sa vie s’articule autour de cette idée. Mais peut-on encore parler de vie là où tout est géré, calculé, réglementé, là où, en un mot, il n’y a plus de risque ? Car les réalités suprêmes, celles qui donnent une saveur à l’existence, l’amour, l’amitié, la Beauté, le courage, l’espérance, sont risquées. Et vivre consiste à assumer ces risques. Il n’y a que les cadavres qui ne risquent plus rien. (...)

Sommaire du numéro courant
Numéro 28
Été 2010

UN TÉMOIN DE L’ÉVANGILE : LE CARDINAL MARC OUELLET
 par Benoît Lemaire

LE DIALOGUE ISLAMO-CHRÉTIEN : DU PRINCIPE À LA RÉALITÉ
 par Marie-Thérèse Urvoy

UN MONDE PARODISIAQUE IV
 par Christian Monnin

ENTAILLES IV
 par Patrick Dionne

RESTAURATIONS — ESSAIS POLITIQUES ET CRITIQUES VI RELATIVISME ET TOTALITARISME
 par Jean Renaud


CHRONIQUES

LE SIÈCLE, LES HOMMES, LES IDÉES
 par Luc Gagnon et André Désilets

NOTES DE LECTURE
 par Matthieu Lenoir et Benoît Miller

DOCUMENT L’EUTHANASIE : LA MORT ENSAUVAGÉE OU L’ALIÉNATION TOTALITAIRE DE LA PERSONNE
 par François Primeau (MD, LCMC, DPSYCH, CSPQ, FRCPC, BPH, CTH)





* * *

Lire les derniers communiqués:

LE CONGRÈS ISLAMIQUE DOIT SE DISSOCIER D’YVONNE RIDLEY

UN COMMUNIQUÉ IMPORTANT DU WESTERN STANDARD !

FINI LE TROUBLE

Élection de Benoît XVI



Égards sur

CSS valide!

Accueil   |  Déclaration fondamentale   |  Archives   |  Audio-vidéo   |  Bribes de lecture   |  Réactions   |  Communiqués   |  Dossiers
 Événements   |  Où trouver Égards   |  Abonnement/Achats   |  Nous écrire   |  Liens d'intérêt   |  Recherche avancée   |  Dépêche Égards

Copyright© ÉGARDS et ses auteurs
Dernière mise à jour : 23 juillet 2010