Pour vous abonner ou
acheter un numéro d'ÉGARDS
cliquez ici...


LE NUMÉRO 28 D'ÉGARDS
EST DISPONIBLE DÈS MAINTENANT
EN LIBRAIRIE, SUR ABONNEMENT OU EN FORMAT PDF

Sections
 ACCUEIL
 DÉCLARATION FONDAMENTALE
 ARCHIVES
 ÉGARDS, Le Blog  
 AUDIO-VIDÉO  
 LES IMPRIMABLES
 BRIBES DE LECTURE
 RÉACTIONS
 COMMUNIQUÉS
 DOSSIERS
 ÉVÉNEMENTS
 OÙ TROUVER ÉGARDS
 ABONNEMENT/ACHAT
 NOUS ÉCRIRE
 LIENS D'INTÉRÊT
 RECHERCHE AVANCÉE
 DÉPÊCHE ÉGARDS
 ENGLISH TEXTS  

Les 6 principes
d’une résistance conservatrice

Notre résistance antiétatique s´inspire des principes traditionnels d’une pensée conservatrice tels que les résuma admirablement, en six points, l´essayiste américain Russell Kirk :

1. La croyance en un ordre transcendant (ou à un corps de lois naturelles) appelé à régir la société ainsi que la conscience.

2. Un attachement envers la variété luxuriante et le mystère de l´existence humaine et une horreur sacrée envers l´uniformité étriquée, les objectifs égalitaristes et utilitaristes de la plupart des systèmes radicaux.

3. La conviction qu´une société civilisée exige des ordres et des classes et le rejet de la notion absurde de "société sans classes".

4. La certitude que la liberté et la propriété sont étroitement liées, qu´avec l´abolition de la propriété privée, on se retrouverait dans l´antre du Léviathan.

5. La méfiance envers les sophistes, les calculateurs et les économistes qui désirent reconstruire la société sur des conceptions abstraites.

6. La prise de conscience que le changement peut ne pas être salutaire, qu´une innovation ou qu´une réforme précipitée provoque quelquefois des effets dévastateurs au lieu d´être un facteur de progrès.



L'éducation de Dan Rather ou
la fin de l'hégémonie des grands réseaux de télévision

par Peggy Noonan
(Publié dans le numéro 7 d'ÉGARDS le 21 mars 2005)


La vie est compliquée, les gens sont compliqués et la plupart d’entre nous sommes un mélange de vertus, de faiblesses et de contradictions. J’aime essayer de comprendre le passé, de juger non seulement mes propres actions et décisions, mais aussi celles des autres, ce qui est quelquefois difficile. Un ami, au milieu d’une conversation, m’a déjà dit: «Ne me comprenez pas trop vite». Ne me placez pas dans une catégorie. N’allez pas croire que vous m’avez décrypté. Relaxez et observez: il y a plus intéressant que ce que vous croyez savoir.

Cela m’amène à parler de Dan Rather, qui a été mon patron et qui a annoncé sa retraite comme présentateur des nouvelles de la chaîne américaine CBS. Tous mes amis me demandent ce que j’en pense. J’en pense beaucoup de choses. Je vais parler de Dan Rather au passé, parce que je parle de sa carrière et de l’époque où je l’ai connu.

Ma première pensée: nous sommes dans un monde cruel. Nous le savons tous de manière abstraite, mais nous subissons un choc lorsque cette cruauté nous frappe de plein fouet. On résume souvent toute une vie professionnelle et publique – fondée sur près d’un demi-siècle de travail – en quelques mots qui la discréditent entièrement. Dans le cas qui nous occupe, la manchette était à peu partout la même: «Dan Rather, empêtré dans une histoire de faux documents, tire sa révérence». S’il avait pris sa retraite de son propre gré, il y a un an, la manchette aurait été tout autre, quelque chose comme: «Une longue carrière marquée par l’ascension fulgurante des médias américains».

Le moment choisi n’est pas tout, bien que ça puisse jouer un rôle important. Je pense par exemple à Richard Nixon. Sa carrière, l’une des plus valeureuses de l’histoire politique américaine, fut centrée sur le plus grand enjeu de la deuxième moitié du XXe siècle: l’horreur et le caractère destructeur du communisme. L’homme avait raison, il lutta avec pugnacité et réussit d’excellents coups. Mais l’Histoire ne retiendra que Watergate.

Je crois que l’amertume de Nixon pendant sa présidence, l’humeur sombre qu’il affichait, s’explique en partie par de la simple souffrance humaine: il avait eu raison sur toute la ligne, il s’était montré courageux et avait fait ce qu’il fallait faire au cours des années 1950, mais la gauche américaine et son cousin, l’establishment américain, ne le lui ont jamais pardonné. Et il ne pouvait pas cesser de rechercher leur approbation. Il avait réussi à mettre en prison un traître nommé Alger Hiss. La gauche avait décidé de lui en faire payer le prix. Il a payé le prix en perdant la paix intérieure. Et il a donné à ses ennemis un glaive pour le frapper.

Dan Rather était l’un de ceux qui prirent ce glaive et le retournèrent contre Nixon. Il existe une espèce de circularité dans la vie, étonnante et assez peu souvent notée. Et vouloir l’approbation à tout prix conduit à faire des choses bizarres. (...)

Lisez la suite dans le numéro 7 d'ÉGARDS
Sommaire du numéro courant
Numéro 28
Été 2010

UN TÉMOIN DE L’ÉVANGILE : LE CARDINAL MARC OUELLET
 par Benoît Lemaire

LE DIALOGUE ISLAMO-CHRÉTIEN : DU PRINCIPE À LA RÉALITÉ
 par Marie-Thérèse Urvoy

UN MONDE PARODISIAQUE IV
 par Christian Monnin

ENTAILLES IV
 par Patrick Dionne

RESTAURATIONS — ESSAIS POLITIQUES ET CRITIQUES VI RELATIVISME ET TOTALITARISME
 par Jean Renaud


CHRONIQUES

LE SIÈCLE, LES HOMMES, LES IDÉES
 par Luc Gagnon et André Désilets

NOTES DE LECTURE
 par Matthieu Lenoir et Benoît Miller

DOCUMENT L’EUTHANASIE : LA MORT ENSAUVAGÉE OU L’ALIÉNATION TOTALITAIRE DE LA PERSONNE
 par François Primeau (MD, LCMC, DPSYCH, CSPQ, FRCPC, BPH, CTH)





* * *

Lire les derniers communiqués:

LE CONGRÈS ISLAMIQUE DOIT SE DISSOCIER D’YVONNE RIDLEY

UN COMMUNIQUÉ IMPORTANT DU WESTERN STANDARD !

FINI LE TROUBLE

Élection de Benoît XVI



Égards sur

CSS valide!

Accueil   |  Déclaration fondamentale   |  Archives   |  Audio-vidéo   |  Bribes de lecture   |  Réactions   |  Communiqués   |  Dossiers
 Événements   |  Où trouver Égards   |  Abonnement/Achats   |  Nous écrire   |  Liens d'intérêt   |  Recherche avancée   |  Dépêche Égards

Copyright© ÉGARDS et ses auteurs
Dernière mise à jour : 23 juillet 2010