Pour vous abonner ou
acheter un numéro d'ÉGARDS
cliquez ici...


LE NUMÉRO 28 D'ÉGARDS
EST DISPONIBLE DÈS MAINTENANT
EN LIBRAIRIE, SUR ABONNEMENT OU EN FORMAT PDF

Sections
 ACCUEIL
 DÉCLARATION FONDAMENTALE
 ARCHIVES
 ÉGARDS, Le Blog  
 AUDIO-VIDÉO  
 LES IMPRIMABLES
 BRIBES DE LECTURE
 RÉACTIONS
 COMMUNIQUÉS
 DOSSIERS
 ÉVÉNEMENTS
 OÙ TROUVER ÉGARDS
 ABONNEMENT/ACHAT
 NOUS ÉCRIRE
 LIENS D'INTÉRÊT
 RECHERCHE AVANCÉE
 DÉPÊCHE ÉGARDS
 ENGLISH TEXTS  

Les 6 principes
d’une résistance conservatrice

Notre résistance antiétatique s´inspire des principes traditionnels d’une pensée conservatrice tels que les résuma admirablement, en six points, l´essayiste américain Russell Kirk :

1. La croyance en un ordre transcendant (ou à un corps de lois naturelles) appelé à régir la société ainsi que la conscience.

2. Un attachement envers la variété luxuriante et le mystère de l´existence humaine et une horreur sacrée envers l´uniformité étriquée, les objectifs égalitaristes et utilitaristes de la plupart des systèmes radicaux.

3. La conviction qu´une société civilisée exige des ordres et des classes et le rejet de la notion absurde de "société sans classes".

4. La certitude que la liberté et la propriété sont étroitement liées, qu´avec l´abolition de la propriété privée, on se retrouverait dans l´antre du Léviathan.

5. La méfiance envers les sophistes, les calculateurs et les économistes qui désirent reconstruire la société sur des conceptions abstraites.

6. La prise de conscience que le changement peut ne pas être salutaire, qu´une innovation ou qu´une réforme précipitée provoque quelquefois des effets dévastateurs au lieu d´être un facteur de progrès.



La loi sur le mariage ou le désordre établi
par Richard Bastien
(Publié dans le numéro 9 d'ÉGARDS le 24 septembre 2005)


Presque tous les esprits politiquement corrects se réjouissent de la nouvelle définition. Pourtant, elle ne peut que susciter de graves injustices, d’abord à l’égard des enfants, puis à l’égard des pères et mères qui élèvent une famille. Elle laisse planer également des menaces inquiétantes sur les personnes qui croient que l’homosexualité est un désordre et, plus généralement, sur tous ceux qui privilégient la primauté du droit et le respect des libertés. Bref la nouvelle loi sur le mariage est une injustice pour les enfants et les parents et une menace pour la foi chrétienne et les libertés politiques.



Une injustice pour les enfants



S’il est vrai qu’une société doit être jugée selon le traitement qu’elle réserve aux plus faibles de ses membres, que faut-il donc penser d’une loi qui nie à l’enfant le droit d’être confié aux soins d’un père et d’une mère? Cette question a été soulevée par de nombreux opposants au projet de loi C-38 et systématiquement ignorée par le lobby homosexuel et ses acolytes parlementaires. Elle est pourtant fondamentale. Bientôt, le Canada se retrouvera avec deux catégories d’enfants: il y aura ceux qui ont deux parents de même sexe et ceux qui, comme la plupart des enfants depuis les premiers jours de l’humanité, sont élevés par leurs père et mère biologiques. Presque toutes les recherches sur la famille indiquent pourtant que les enfants ayant un père et une mère sont ceux qui ont les meilleures chances de vivre heureux et de mener une vie stable.



L’identification de l’enfant au sexe masculin ou féminin est un processus complexe. Un jeune garçon doit, par exemple, se détacher de la symbolique de la mère et s’identifier à celle du père pour acquérir son identité masculine. Bien que ce processus puisse parfois se produire sans la présence physique du père, la mère tenant alors lieu à la fois de père et de mère, il présuppose cette présence. Pour qu’un jeune garçon découvre son identité masculine, il lui faut un père ou, à tout le moins, un «modèle» masculin. La masculinité chez un garçon peut devenir problématique si son père est froid, distant ou absent. Ces observations d’ordre scientifique s’accordent avec la morale traditionnelle. Dans un document en date du 22 janvier 2004 intitulé «Homosexual Parenting: Is It Time for Change?», l’American College of Pediatricians affirme ce qui suit: «La littérature scientifique concernant le parentage homosexuel est limitée. L’environnement au sein duquel les enfants grandissent est absolument critique dans leur développement. À la lumière des recherches disponibles, l’ACP croit qu’il est inapproprié, potentiellement périlleux pour les enfants et dangereusement irresponsable de changer la prohibition séculaire relative au parentage homosexuel, que ce soit par adoption, famille d’accueil ou par manipulation reproductive.»



Au fond, la nouvelle loi sur le mariage peut se concevoir comme l’expression la plus récente du mépris croissant de notre société pour l’enfant. Ce mépris s’est manifesté d’abord au cours de l’ère Trudeau par la libéralisation du divorce (introduction du «divorce sans égard aux torts») et par l’octroi des mêmes droits aux «personnes mariées» et aux «conjoints de fait» au début des années 1980, deux mesures qui incitent à dissocier le mariage d’un engagement à vie axé sur le bien des enfants. Mais là n’est pas le pire. Le mépris a été presque érigé en système par la légitimation progressive de l’avortement au cours des trente dernières années, puis par l’octroi de bénéfices fiscaux de plus en plus généreux aux mères travaillant à l’extérieur du foyer sans contrepartie pour les mères choisissant d’y rester. Dans cette perspective, le mariage des personnes de même sexe représente un échelon de plus dans le mépris à l’égard de l’enfant.



Les chances que l’enfant qui vient d’être conçu dans le sein de sa mère vive une enfance normale n’ont cessé de diminuer depuis 40 ans. Qu’on en juge! Avant même de naître, il y a une forte probabilité (plus de 30 %) qu’il soit victime d’un avortement. S’il se rend jusqu’au stade de la naissance, il y a à peu près une chance sur deux que ses parents ne soient pas mariés et, si tel est le cas, environ deux chances sur trois que ceux-ci se séparent avant qu’il n’arrive à l’âge adulte (une chance sur cinq s’ils sont mariés). Mais dorénavant, on ne pourra même plus tenir pour acquis que le couple qui se charge d’élever l’enfant sera constitué d’un homme et d’une femme. Bref, la probabilité qu’un enfant soit élevé dans le cadre (celui du couple hétérosexuel marié) qui maximise ses chances de bonheur est une fois de plus fragilisée. (…) (...)

Lisez la suite dans le numéro 9 d'ÉGARDS
Sommaire du numéro courant
Numéro 28
Été 2010

UN TÉMOIN DE L’ÉVANGILE : LE CARDINAL MARC OUELLET
 par Benoît Lemaire

LE DIALOGUE ISLAMO-CHRÉTIEN : DU PRINCIPE À LA RÉALITÉ
 par Marie-Thérèse Urvoy

UN MONDE PARODISIAQUE IV
 par Christian Monnin

ENTAILLES IV
 par Patrick Dionne

RESTAURATIONS — ESSAIS POLITIQUES ET CRITIQUES VI RELATIVISME ET TOTALITARISME
 par Jean Renaud


CHRONIQUES

LE SIÈCLE, LES HOMMES, LES IDÉES
 par Luc Gagnon et André Désilets

NOTES DE LECTURE
 par Matthieu Lenoir et Benoît Miller

DOCUMENT L’EUTHANASIE : LA MORT ENSAUVAGÉE OU L’ALIÉNATION TOTALITAIRE DE LA PERSONNE
 par François Primeau (MD, LCMC, DPSYCH, CSPQ, FRCPC, BPH, CTH)





* * *

Lire les derniers communiqués:

LE CONGRÈS ISLAMIQUE DOIT SE DISSOCIER D’YVONNE RIDLEY

UN COMMUNIQUÉ IMPORTANT DU WESTERN STANDARD !

FINI LE TROUBLE

Élection de Benoît XVI



Égards sur

CSS valide!

Accueil   |  Déclaration fondamentale   |  Archives   |  Audio-vidéo   |  Bribes de lecture   |  Réactions   |  Communiqués   |  Dossiers
 Événements   |  Où trouver Égards   |  Abonnement/Achats   |  Nous écrire   |  Liens d'intérêt   |  Recherche avancée   |  Dépêche Égards

Copyright© ÉGARDS et ses auteurs
Dernière mise à jour : 23 juillet 2010