Pour vous abonner ou
acheter un numéro d'ÉGARDS
cliquez ici...


LE NUMÉRO 28 D'ÉGARDS
EST DISPONIBLE DÈS MAINTENANT
EN LIBRAIRIE, SUR ABONNEMENT OU EN FORMAT PDF

Sections
 ACCUEIL
 DÉCLARATION FONDAMENTALE
 ARCHIVES
 ÉGARDS, Le Blog  
 AUDIO-VIDÉO  
 LES IMPRIMABLES
 BRIBES DE LECTURE
 RÉACTIONS
 COMMUNIQUÉS
 DOSSIERS
 ÉVÉNEMENTS
 OÙ TROUVER ÉGARDS
 ABONNEMENT/ACHAT
 NOUS ÉCRIRE
 LIENS D'INTÉRÊT
 RECHERCHE AVANCÉE
 DÉPÊCHE ÉGARDS
 ENGLISH TEXTS  

Les 6 principes
d’une résistance conservatrice

Notre résistance antiétatique s´inspire des principes traditionnels d’une pensée conservatrice tels que les résuma admirablement, en six points, l´essayiste américain Russell Kirk :

1. La croyance en un ordre transcendant (ou à un corps de lois naturelles) appelé à régir la société ainsi que la conscience.

2. Un attachement envers la variété luxuriante et le mystère de l´existence humaine et une horreur sacrée envers l´uniformité étriquée, les objectifs égalitaristes et utilitaristes de la plupart des systèmes radicaux.

3. La conviction qu´une société civilisée exige des ordres et des classes et le rejet de la notion absurde de "société sans classes".

4. La certitude que la liberté et la propriété sont étroitement liées, qu´avec l´abolition de la propriété privée, on se retrouverait dans l´antre du Léviathan.

5. La méfiance envers les sophistes, les calculateurs et les économistes qui désirent reconstruire la société sur des conceptions abstraites.

6. La prise de conscience que le changement peut ne pas être salutaire, qu´une innovation ou qu´une réforme précipitée provoque quelquefois des effets dévastateurs au lieu d´être un facteur de progrès.



La troisième année
par Jean Renaud
(Publié dans le numéro 9 d'ÉGARDS le 24 septembre 2005)


Une société aussi paralysée que la société québécoise, aussi intimidée par ses élites, aussi dénaturée par l’étatisme, a beau, grâce à la collaboration de divers préposés à la flatterie nationale, vouloir compenser par une comique surestimation d’elle-même ce qu’aurait de pénible la considération de sa propre léthargie, un murmure public importun commence à être perçu par les plus distraits: le roi est nu !

Qu’il s’agisse d’une radio bâillonnée (sous l’emprise des jacobins libéraux du CRTC), d’une culture factice et subventionnée (qui, hypocritement complaisante envers les pantalonnades faussement subversives, récompense la paresse, la négligence, la médiocrité, la servilité), de l’école (à la botte de syndicats et d’un État pour lesquels l’enfant est un sujet de manipulation sociale), du système de santé (le Québec ressemble à un gigantesque hôpital, composé kafkaïen de vampirisme et de bureaucratie), tout se fissure, tout craque, mais ces brèches qui s’élargissent sont riches d’utiles et rudes leçons. À nos désastres, non pas souhaités, mais attendus, il s’agit de répliquer par une patiente reconquête culturelle et politique en trois temps:

1) Profiter de chaque raté dans le contrôle technocratique sur la société civile pour remettre en question le modèle péquisto-trudeauiste.

2) Créer les instruments et les conditions d’une conquête culturelle: librairies, maisons d’édition, revues, journaux, groupes de réflexion doctrinale, réforme intellectuelle et morale.

3) Constituer une grande alliance pancanadienne pour la résurgence ou la reviviscence de nos institutions et la refondation conservatrice du Canada: famille (contre l’hystérie anomique des apprentis sorciers), collège classique (où l’imparfait du subjonctif serait davantage qu’une légende urbaine), monarchie constitutionnelle (gardienne traditionnelle de nos libertés et de notre identité). La crise actuelle autour de la fonction de gouverneur général (voir l’article de David Frum, dans le numéro 9 d’Égards) doit être une occasion de retrouver le sens de nos institutions et de revivifier la fonction royale. Le Parti libéral du Canada et la gauche ontarienne ont tort de croire que le principe distinctif de notre «identité canadienne» est «le système de santé», la «social-démocratie» ou encore la Charte canadienne des droits et libertés (dont l’esprit est profondément étranger à notre tradition politique). Rappelons les paroles de George-Étienne Cartier, prononcées à Québec le 7 février 1865 à l’occasion de son grand discours sur la Confédération: «La différence entre nous et nos voisins est essentielle; la conservation du principe monarchique sera le grand caractère de notre confédération (…). En ce pays, il nous faut une forme propre de gouvernement où se retrouve l’esprit monarchique.» À rebours de la tyrannie de la majorité, de la destruction des libertés locales, de la tendance au despotisme qu’incarne l’idéologie péquisto-trudeauiste, la nature monarchique et fédérale du pays freine les effets pervers de la démocratie pure et contribue au respect des minorités.

S’apercevra-t-on un jour combien un puissant mouvement conservateur au Québec permettrait une véritable renaissance conservatrice au Canada? Et à quel point un Canada réveillé de son profond sommeil libéral contribuerait à la pérennité du conservatisme américain? Dans la mesure de nos forces, c’est ce à quoi nous travaillons. Ce n’est pas sans mal. La médiocrité intellectuelle de notre époque condamne la plupart de nos contemporains à une forme ou une autre de conformisme. Le pithiatisme a remplacé l’analyse; le sentimentalisme a succédé à la méditation patiente. Moraline (Nietzsche), vertuisme (Pareto), bien-pensance, amalgame (l’opération par excellence des faussaires), la culture moderne est une culture de l’hystérie et de la délation, où le plaisir de hurler avec les loups (signe de bassesse auquel on reconnaît un intellectuel) prime sur le courage et la joie du vrai. À ce mélange de sensiblerie et de cruauté, nous avons répondu tant bien que mal par la considération attentive de l’objet. Avons-nous réussi? À tout le moins, dans un milieu aussi ingrat que le nôtre, nous voilà déjà dans notre troisième année d’existence. Égards, sans aucune subvention de l’État, avec le support de la seule société civile, non seulement a pris la peine de naître, mais semble vouloir acquérir le sérieux mérite de durer. Remercions la générosité de nos lecteurs, sur laquelle nous comptons, d’ailleurs, encore et toujours et chaque jour davantage, car nous ne dépendons pas d’un bureaucrate dilapidateur de fonds publics ou de son clone des grands syndicats (lui qui impose le travailleur sans son consentement!), mais du citoyen intéressé à la préservation de ses libertés et de ses traditions.
(...)

Lisez la suite dans le numéro 9 d'ÉGARDS
Sommaire du numéro courant
Numéro 28
Été 2010

UN TÉMOIN DE L’ÉVANGILE : LE CARDINAL MARC OUELLET
 par Benoît Lemaire

LE DIALOGUE ISLAMO-CHRÉTIEN : DU PRINCIPE À LA RÉALITÉ
 par Marie-Thérèse Urvoy

UN MONDE PARODISIAQUE IV
 par Christian Monnin

ENTAILLES IV
 par Patrick Dionne

RESTAURATIONS — ESSAIS POLITIQUES ET CRITIQUES VI RELATIVISME ET TOTALITARISME
 par Jean Renaud


CHRONIQUES

LE SIÈCLE, LES HOMMES, LES IDÉES
 par Luc Gagnon et André Désilets

NOTES DE LECTURE
 par Matthieu Lenoir et Benoît Miller

DOCUMENT L’EUTHANASIE : LA MORT ENSAUVAGÉE OU L’ALIÉNATION TOTALITAIRE DE LA PERSONNE
 par François Primeau (MD, LCMC, DPSYCH, CSPQ, FRCPC, BPH, CTH)





* * *

Lire les derniers communiqués:

LE CONGRÈS ISLAMIQUE DOIT SE DISSOCIER D’YVONNE RIDLEY

UN COMMUNIQUÉ IMPORTANT DU WESTERN STANDARD !

FINI LE TROUBLE

Élection de Benoît XVI



Égards sur

CSS valide!

Accueil   |  Déclaration fondamentale   |  Archives   |  Audio-vidéo   |  Bribes de lecture   |  Réactions   |  Communiqués   |  Dossiers
 Événements   |  Où trouver Égards   |  Abonnement/Achats   |  Nous écrire   |  Liens d'intérêt   |  Recherche avancée   |  Dépêche Égards

Copyright© ÉGARDS et ses auteurs
Dernière mise à jour : 23 juillet 2010