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Les 6 principes
d’une résistance conservatrice

Notre résistance antiétatique s´inspire des principes traditionnels d’une pensée conservatrice tels que les résuma admirablement, en six points, l´essayiste américain Russell Kirk :

1. La croyance en un ordre transcendant (ou à un corps de lois naturelles) appelé à régir la société ainsi que la conscience.

2. Un attachement envers la variété luxuriante et le mystère de l´existence humaine et une horreur sacrée envers l´uniformité étriquée, les objectifs égalitaristes et utilitaristes de la plupart des systèmes radicaux.

3. La conviction qu´une société civilisée exige des ordres et des classes et le rejet de la notion absurde de 'société sans classes'.

4. La certitude que la liberté et la propriété sont étroitement liées, qu´avec l´abolition de la propriété privée, on se retrouverait dans l´antre du Léviathan.

5. La méfiance envers les sophistes, les calculateurs et les économistes qui désirent reconstruire la société sur des conceptions abstraites.

6. La prise de conscience que le changement peut ne pas être salutaire, qu´une innovation ou qu´une réforme précipitée provoque quelquefois des effets dévastateurs au lieu d´être un facteur de progrès.



Communiqués de la revue ÉGARDS


LISTE DES COMMUNIQUÉS

Date de publicationTitre
21 décembre 2009CRÉATION D’ÉGARDS – LE BLOG
19 décembre 2008Un message du directeur de la rédaction
28 août 2007LE CONGRÈS ISLAMIQUE DOIT SE DISSOCIER D’YVONNE RIDLEY
30 mars 2006UN COMMUNIQUÉ IMPORTANT DU WESTERN STANDARD !
21 mars 2006FINI LE TROUBLE
25 janvier 2006Est-ce le début de la fin du Canada onusien, antiaméricain et pacifiste
12 mai 2005Appui à CHOI-FM
20 avril 2005Élection de Benoît XVI
2 septembre 2004Lettre à l'intention de la
convention nationale du parti républicain

* * *
CRÉATION D’ÉGARDS – LE BLOG

Cher lecteur,
 

« Ce blog se veut un complément au site de la revue Égards (www.egards.qc.ca). On y trouvera les réactions spontanées de nos collaborateurs et de nos amis aux diverses provocations d’une actualité apparemment tumultueuse, mais secrètement monotone et répétitive. Au gré de leur humeur, de leur fantaisie et de leur inspiration, des polémistes de droite d’Europe et d’Amérique participeront ainsi, à chaud, aux débats et aux polémiques de notre temps, sans se priver par surcroit de crier dans le désert d’Internet au nom de l’essentiel, qui est souvent l’inactuel. » (Jean Renaud)

Les trois textes d’ouverture proposent une défense du peuple suisse contre les diktats iréniques d’une élite condescendante dont l’esprit est dangereusement dhimminué. Merci à Maurice G. Dantec (« Les derniers hommes libres »), à Édouard Divry o.p. (Qu’est-ce que la liberté religieuse ?) et à Christian Monnin (« Swiss slam »).

21 décembre 2009
Équipe Égards

* * *
Un message du directeur de la rédaction

La décomposition morale et intellectuelle de l’Occident (et en particulier du Québec) a connu, en 2008, une espèce d’accélération. Que l’on pense seulement à l’Ordre du Canada attribué à celui qui a le plus œuvré pour légaliser l’avortement dans notre pays, à la victoire d’Obama chez nos voisins du sud, aux tristes maladresses du gouvernement Harper, à la cuisante défaite de l’ADQ, à l’élection du premier député de Québec solidaire, Amir Khadir, un digne émule de Marion Cotillard face au 11 septembre (voir La Presse du 7 juin 2006), à ces élèves suspendus de leur école, à Granby, pour avoir refusé d’assister au nouveau cours d’éthique et de culture religieuse, à cet homme d’Alma acquitté après avoir « aidé » son oncle malade à se donner la mort par pendaison, plus généralement à la renaissance d’un anticapitalisme puéril et aux agressions sournoises de la part de l’État québécois contre la liberté de conscience et de religion.
 
En ce qui a trait à la liberté de conscience et de religion, une des grandes tristesses de cette année climatérique fut certainement l’indolence dont firent preuve nos évêques face à l’obligation imposée à nos enfants de suivre un tout nouveau cours d’éthique et de culture religieuse. Par leur refus de s’y opposer, croyant peut-être rendre à César ce qui appartient à César, ils remirent pratiquement à l’État ce qui appartenait aux parents. Nos évêques, aveuglés par un spiritualisme plus mortel pour les libertés que le pire matérialisme, ont-ils vraiment compris l’enjeu politique ? J’en doute. L’imposition à tous du cours ÉCR s’attaque non seulement à la religion chrétienne, mais à notre liberté civile. Le parent a toujours eu le droit moral (reconnu ou non, c’est un autre débat, mais ce droit est déjà parfaitement énoncé dans saint Thomas, au XIIIe siècle!) de décider quel enseignement religieux recevra son enfant. L’Église du Québec, non contente dans le passé de méconnaître au nom de l’Église la souveraineté des parents dans leur ordre, l’ignore aujourd’hui au nom de l’État. On voit à quel point l’étatisme québécois est l’enfant du cléricalisme. Les clercs qui se sont substitués, avant les années 60, aux laïcs ont exercé une action aussi nuisible que les fonctionnaires qui, après la Révolution tranquille, s’emparèrent indûment du gouvernement local (et en particulier des écoles). Les éducateurs n’agissent pas plus au nom de l’Église que de l’État, mais in loco parentis, comme dit la tradition. La liberté scolaire est une liberté cardinale. Ni les évêques ni les ministres, ni les intellectuels ni a fortiori les technocrates n’ont à décider à la place des parents quant à l’éducation religieuse de leurs enfants. Quelle que soit la façon dont ce droit s’incarne et se déploie (plusieurs scénarios sont possibles), il a à tout le moins une portée négative: le père bouddhiste ou juif qui habiterait un village dans lequel on ne trouve qu’une école confessionnelle catholique aurait le droit de retirer son enfant du cours de catéchèse. L’imposition d’un cours comportant un enseignement moral et religieux est condamnable, indépendamment de la qualité intrinsèque de ce cours. Ce droit étant un droit naturel, l’Église ou l’État ne nous en prive que par un acte de tyrannie (appuyé ou non par la population, sa nature tyrannique demeurerait). Nos évêques se sont cru autorisés à donner à l’État ce qui appartient aux citoyens. 

Ces mêmes évêques ont béni, il y a une dizaine d’années, l’abrogation du droit à l’éducation confessionnelle garanti par l’article 93 de la Constitution de 1867, enchâssé dans l’article 29 de la charte fédérale de 1982. Ils ont « bradé » ainsi non un privilège de l’Église, mais une franchise – comme on disait au Moyen Âge – des parents catholiques et aussi des parents protestants. Ils trahirent en outre, en ouvrant la voie à ce qui allait devenir l’imposition d’une religion d’État nommé le pluralisme normatif, tous les parents du Québec, y compris les parents incroyants, juifs, bouddhistes, animistes ou musulmans. En acceptant récemment l’imposition du cours ÉCR, l’Assemblée des évêques a de nouveau abandonné honteusement les parents et s’est mise de facto au service de l’État et de ses basses oeuvres, méritant par là le mépris silencieux (et douloureux) de bien des fidèles. Ces derniers se souviendront que l’Église du Québec a pris jusqu’au bout le parti de l’État contre les droits des pères et des mères de famille. Seuls les marxistes et les nazis ont été aussi loin que la Belle Province. Seuls les évêques du Québec se sont montrés si faibles, si apathiques, si médiocres d’esprit et de coeur, si indignes de leur haute fonction. On ne peut exclure, dans ce Québec moderne qui ressemble chaque jour davantage à un laboratoire d’éradication des libertés, une déliquescence et une destruction des libertés constitutives de la nationalité canadienne-française qui se passeraient dans l’indifférence, dans la nonchalance, dans l’inertie, avec un effet d’autant plus dévastateur pour les communautés qu’il se produit en l’absence de persécution violente. Rappelons une des vérités fondatrices de notre civilisation: lécole ne relève en définitive ni de l’État ni de l’Église, mais des parents, des ménages, c’est-à-dire de la société civile. Toutes nos libertés se trouvent en miniature dans celles des familles. Lorsque les familles n’exercent plus sur la vie publique (le gouvernement local, les écoles, etc.) une influence prépondérante, les libertés meurent d’inanition : elles ne survivent qu’enracinées dans le foyer domestique.

La façon dont l’irréligion et le libéralisme s’en prennent sans vergogne aux droits et aux franchises traditionnels des familles illustre une nouvelle fois qu’une société libre et antichrétienne constitue une absurdité, une contradiction dans les termes : hors du christianisme et de la filiation judaïque, l’esclavage est de fait (les admirables convenances entre la théologie chrétienne et les libertés politiques n’ont pas d’analogue dans l’islam). Une liberté abstraite, hypostasiée, vidée de toute substance, seule avec elle-même dans un tête-à-tête narcissique, s’épuise, s’éteint et s’abolit. Un mélange de foi et de cruauté inhérent à un retour du sacré sans le Christ succédera inévitablement aux désertifications sociales, humaines, politiques provoquées par le nihilisme et la culture de l’infidélité et de la déloyauté. Les défaillances de quelques clercs ne modifient nullement le fond des choses. Au bout du compte,puisque les confessions protestantes ne résistent plus à la dissolution libérale qu’en se réfugiant dans un fidéisme sclérosé, c’est le catholicisme ou la mort pour l’Amérique française et britannique. Dès aujourd’hui, humblement, fermement, loin de ce découragement léthargique ou aigri caractéristique des milieux marginalisés, tirons les leçons de nos défaites. Le conservatisme québécois et canadien s’affaisse sous le poids de sa vacuité morale et intellectuelle. L’ADQ, en particulier, pareille en cela aux autres mouvements populistes (du boulangisme jusqu’au poujadisme pour n’évoquer que le cas français), s’est tarie à cause de sa débilité doctrinale. Notre tâche, à Égards, est de continuer à offrir à la résistance conservatrice (qui s’incarne d’abord dans les familles) des idées, des principes et, comme dirait Platon, « de beaux discours ». Le reste appartient au mystère du grain de sénevé.
 
Un joyeux Noël à tous nos lecteurs et à tous nos amis !
 
Jean Renaud, directeur de la rédaction
20 décembre 2008

19 décembre 2008
Jean Renaud

* * *
LE CONGRÈS ISLAMIQUE DOIT SE DISSOCIER D’YVONNE RIDLEY


(Communiqué publié par
Cyberpresse-Le Soleil le 21 août 2007 et en version anglaise dans The Suburban le 22 août 2007 (please click the preceeding link for an English version of this statement). Voir aussi le blog de Barbara Kay au National Post)

Yvonne Ridley vient à Montréal et à Toronto, en septembre prochain, à l’invitation du Congrès islamique du Canada. Journaliste britannique capturée par les talibans en 2001, Yvonne Ridley s’est convertie à l’islam en prenant fait et cause pour ses ravisseurs, ce qui évoque étrangement le syndrome de Stockholm.

Animatrice sur Islam Channel en Angleterre, où elle est responsable des questions politiques, fondatrice et plusieurs fois candidate pour le parti Respect (une coalition hétéroclite de gauchistes, de fervents musulmans et d’islamistes), Yvonne Ridley soutient, pour l’essentiel, le programme idéologique de l’islam radical et défend encore aujourd’hui ces Talibans contre lesquels l’armée canadienne mène un combat aussi juste que nécessaire.

Correspondante à Londres pour la nouvelle chaîne télé récemment créée par le gouvernement iranien de Mahmoud Ahmadinejad, Press TV, laquelle offre selon elle « une perspective différente de celle des médias conventionnels » (sur le site Internet de cette chaîne se trouve une section « Analyses » où on a déjà insinué que le gouvernement britannique avait orchestré les attentats de Londres et de Glasgow afin de ternir l’image des musulmans en Grande-Bretagne), Mme Ridley affirme qu’elle peut dire ce qu’elle veut à Press TV.

Mais pourquoi les autorités gouvernementales iraniennes l’empêcheraient-elles de faire l’éloge de l’imam de la mosquée radicale de Finsbury Park (à Londres), Abu Hamza al-Masri (quelqu’un de « quite sweet really »), un chaud partisan d’Al-Qaïda que la police britannique a eu la bonne idée d’arrêter ? Pourquoi la réprimanderaient-elles d’avoir appelé la communauté musulmane britannique à refuser de coopérer avec la police, à la suite d’une malheureuse bavure policière ?

Pourquoi lui reprocheraient-elles d’avoir qualifié le leader islamiste tchétchène, Shamil Basayev, responsable du massacre de Beslan en Russie, de « martyr »? Pourquoi s’opposeraient-elles à ses éloges des attentats-suicides ? Pourquoi seraient-elles vexées que cette « journaliste » exprime sa sympathie envers des terroristes notoires, comme le Jordanien Abu Musad al-Zarqawi ?

Yvonne Ridley fait le jeu des ennemis de l’Occident et des amis de Mahmoud Ahmadinejad. Nous, soussignés, demandons au Congrès islamique du Canada de se dissocier publiquement des propos d’Yvonne Ridley et de manifester ainsi clairement au public canadien et québécois son refus d’entériner toutes formes d’appui, direct ou indirect, au terrorisme islamiste.

cosignataires:
Steve Ambler,
Oro Anahory-Librowicz (professor)
Pierre Ballofret,
Richard Bastien (économiste),
Germain Belzile (économiste),
Claude Marc Bourget (écrivain),
Jacques Brassard (chroniqueur et ancien ministre du Québec),
Jean-Charles Chebat (CQ),
Julia Coriat,
Maurice G. Dantec (écrivain),
Barbara Kay (journaliste),
Marc Lebuis (directeur du site Point de Bascule Canada),
Éric LeRay,
Jean-Philippe Martini,
Cyril Pahlavi (politologue),
Jean Renaud (directeur de la rédaction d’Égards)
Edmond Silber

28 août 2007
Collectif

* * *
UN COMMUNIQUÉ IMPORTANT DU WESTERN STANDARD !


La Commission des droits de l’homme de l’Alberta s’est mise au service du chantage et de l’intimidation islamistes en donnant suite à une plainte puérile d’un imam de Calgary, Syed Soharwardy, contre le Western Standard, à qui l’on reproche d’avoir publié les caricatures danoises maintenant célèbres sur Mahomet (voir, sur cette affaire, dans le numéro 11 d’Égards, l’article « Islam et Occident »). En jouant à la perfection le rôle peu enviable des idiots utiles, les faux sages de la Commission des droits des ennemis du Canada ont démontré qu’ils ignorent autant le droit que la liberté. Appuyons concrètement le Western Standard dans son œuvre courageuse et nécessaire de défense de nos libertés et de nos institutions.

Jean Renaud pour ÉGARDS


Dear Western Standard reader,

Our magazine has been sued for publishing the Danish cartoons, and I need your help to fight back!

As you know, the Western Standard was the only mainstream media organ in Canada to publish the Danish cartoons depicting the Muslim prophet Mohammed.

We did so for a simple reason: the cartoons were the central fact in one of the largest news stories of the year, and we're a news magazine. We publish the facts and we let our readers make up their minds.

Advertisers stood with us. Readers loved the fact that we treated them like grown-ups. And we earned the respect of many other journalists in Canada who envied our independence. In fact, according to a COMPAS poll last month, fully 70% of Canada's working journalists supported our decision to publish the cartoons.

But not Syed Soharwardy, a radical Calgary Muslim imam.

He asked the police to arrest me for publishing the cartoons. They calmly explained to him that's not what police in Canada do.

So then he went to a far less liberal institution than the police: the Alberta Human Rights Commission. Unlike the Calgary Police Service, they didn't have the common sense to show him the door.

Earlier this month, I received a copy of Soharwardy's rambling, hand-scrawled complaint. It is truly an embarrassing document. He briefly complains that we published the Danish cartoons. But the bulk of his complaint is that we dared to try to justify it - that we dared to disagree with him.

Think about that: In Soharwardy's view, not only should the Canadian media be banned from publishing the cartoons, but we should be banned from defending our right to publish them. Perhaps the Charter of Rights that guarantees our freedom of the press should be banned, too.

Soharwardy's complaint goes further than just the cartoons. It refers to news articles we published about Hamas, a group labelled a terrorist organization by the Canadian government. By including those other articles, he shows his real agenda: censoring any criticism of Muslim extremists.

Perhaps the most embarrassing thing about Soharwardy's complaint is that he claims our cartoons caused him to receive hate mail. Indeed, his complaint includes copies of a few e-mails from strangers to him. Some of those e-mails even go so far as to call him "humourless" and tell him to "lighten up". Perhaps that's hateful. But all of those e-mails were sent to him before our magazine even published the cartoons. Soharwardy isn't even pretending that this is a legitimate complaint. He's not even trying to hide that this is a nuisance suit.

Soharwardy's complaint should have been thrown out immediately by the Alberta Human Rights Commission, just like the police did. But it wasn't. Which is why I'm writing to you today.

According to our lawyers, we will win this case. It's an infantile complaint, without basis in facts or law. Frankly, it's an embarrassment to the government of Alberta that their tribunal is open to abuse like this.

Our lawyers tell us we're going to win. But not before we have to spend hundreds of hours and up to $75,000 fighting this thing, at our own expense. Soharwardy doesn't have to spend a dime - now that his complaint has been filed, Alberta tax dollars will pay for the prosecution of his complaint. We have to pay for this on our own.

Look, $75,000 isn't going to bankrupt us. But it will sting. We're a small, independent magazine, not a huge company with deep pockets. All of our money is needed to produce the best possible editorial product, not to fight legal battles. This is clearly an abuse of process designed to punish us and deter other media from daring to cross that angry imam in the future.

One of the leaders in Canadian human rights law, Alan Borovoy, was so disturbed by Soharwardy's abuse of the human rights commission that he wrote a public letter about it in the Calgary Herald on March 16th. "During the years when my colleagues and I were labouring to create such commissions, we never imagined that they might ultimately be used against freedom of speech," wrote Borovoy, who is general counsel for the Canadian Civil Liberties Association. Censorship was "hardly the role we had envisioned for human rights commissions. There should be no question of the right to publish the impugned cartoons," he wrote.

Borovoy went even further - he said that the human rights laws should be changed to avoid this sort of abuse in the future. "It would be best, therefore, to change the provisions of the Human Rights Act to remove any such ambiguities of interpretation," he wrote. That's an amazing statement, coming from one of the fathers of the Canadian human rights movement.

I agree with Borovoy: the law should be changed to stop future abuses. But those changes will come too late for us - we're already under attack. The human rights laws, designed as a shield, are being used against us as a sword.

We will file our legal response to Soharwardy's shakedown this week. And we will fight this battle to the end - not just for our own sake, but to defend freedom of the press for all Canadians.

Do you believe that's important? If so, I'd ask you to help us defray our costs. We're accepting donations through our website. It's fast, easy and secure. Just click on
http://www.westernstandard.ca/freedom

You can donate any amount from $10 to $10,000. Please help the Western Standard today - and protect freedom for all Canadians for years to come.

Yours gratefully,

Ezra Levant
Publisher

P.S. Remember, Soharwardy's complaint will be prosecuted using tax dollars and government lawyers. We have to rely on our own funds - and the generous support of readers like you.

P.P.S. Please help us now, at http://www.westernstandard.ca/freedom

30 mars 2006
Jean Renaud

* * *
FINI LE TROUBLE

C'est avec un sentiment d'allégresse, mêlé à d'irrésistibles animations de nos maxillaires, que nous avons appris la disparition, dans les égouts de la post-histoire, du papier-toilette nanarchiste si bien nommé le Trouble, caractérisant la texture gluante et la teinte glauque de leur pensée tout juste extraite d'une bonde d'éjection des eaux usées du nihilisme.
 
Il y a quatre ans, les héros de la chaise-longue néo-guévariste s'étaient ouvertement rangés du côté des criminels de guerre islamistes en publiant un numéro de leur étron journalistique sous le titre "La destruction des États-Unis est indispensable à la survie de l'Humanité".
 
Que des exemplaires de la pensée mononeuronale contemporaine en viennent à faire l'apologie d'un Crime contre l'Humanité, qui pourrait s'en étonner ? — nous étions justement en train d'étudier la possibilité d'une poursuite judiciaire pour apologie du racisme et de crimes de guerre. Nous les attendrons à une autre occasion. Celle, par exemple, que pourra leur donner leur ami Jean-Marie Ben LePen qui apporte son soutien indéfectible au régime des Mollahs de Téhéran et à leur "droit de disposer de l'arme nucléaire".
 
La vieille extrême-droite post-nazie du pays des Collabos, la vieille extrême-gauche hitlero-trotskiste de son reflet outre-Atlantique, l'orgie sera gaie et joyeuse, et désormais protégée par la Cour Suprême du Canada.
 
Champagne !
 
 - Maurice G. Dantec, pour Égards -
 

21 mars 2006
Maurice G. Dantec

* * *
Est-ce le début de la fin du Canada onusien, antiaméricain et pacifiste

Nous, soussignés, tenons à féliciter chaleureusement Stephen Harper et le Parti conservateur du Canada pour leur victoire. Si, aujourd’hui, notre pays penche encore davantage du côté de l’Europe libérale que de l’Amérique conservatrice, ce succès électoral auquel le Québec profond a contribué constitue à tout le moins un désaveu, encore timide sans doute, du triste bilan moral et politique du Canada actuel, né de l’accouplement monstrueux de la Charte et de quelques juges activistes au pouvoir exorbitant.

Est-ce le début de la fin du Canada onusien, antiaméricain, pacifiste, socialiste, niveleur, centralisateur, séculariste, nounoucratique et christianophobe ? Ce ne pourra l’être que si cette bonne fortune est suivie d’une véritable guerre culturelle et de l’émergence d’une culture conservatrice pancanadienne, naturellement distincte du conservatisme américain, mais partie prenante du grand projet de résistance continentale face à l’islamisme et au défaitisme aveugle d’une Europe antichrétienne en pleine déliquescence.

Nous n’en sommes pas là. Néanmoins, à l’ombre du GI, protecteur de l’Occident, l’élite libérale ou péquiste, ingrate autant que bavarde, aura beau continuer à critiquer, à blâmer, à accuser, à ratiociner, oublieuse des bienfaits reçus, notre premier ministre n’en sera plus l’écho, ce qui réjouira les cœurs vraiment fiers, capables de reconnaissance. En outre, et voilà ce qui importe le plus, pour la première fois depuis 40 ans, l’espoir renaît chez les conservateurs canadiens !

Il n’est plus absurde de penser que, dans la défense de nos familles, de nos traditions politiques et de notre identité chrétienne et occidentale, le premier ministre du Canada sera notre meilleur allié. C’est pourquoi nos meilleurs souhaits et nos prières l’accompagnent.

Richard Bastien, Maurice G. Dantec, Luc Gagnon, Claude-Marc Bourget, Yves Randon et Jean Renaud

25 janvier 2006
Égards

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Appui à CHOI-FM

Le CRTC a refusé la demande présentée par Genex Communications inc. en vue de renouveler la licence de radiodiffusion de la station de radio commerciale de langue française CHOI-FM Québec. Nous nous joignons aux 380 000 auditeurs de CHOI-FM pour affirmer avec vigueur le droit de la population â conserver une voix qui la représente contre des élites qui la méprisent.
 
Nous appuyons CHOI-FM.

12 mai 2005
Équipe Égards

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Élection de Benoît XVI

C’est avec beaucoup de joie et un sentiment de profonde gratitude que l’équipe de la revue Égards a appris la nouvelle de l’élection du cardinal Joseph Ratzinger à la chaire de saint Pierre. Avec tous les catholiques et toutes les personnes de bonne volonté du monde entier, nous prions pour que le pontificat du pape Benoît XVI porte des fruits abondants et durables. À titre de préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Ratzinger s’est révélé un grand défenseur de l’orthodoxie catholique, la seule qui puisse libérer l’homme moderne de la servitude des idéologies et lui procurer la paix intérieure en lui révélant sa véritable nature – connaître, aimer et servir Dieu.

Nous sommes émus par les premières paroles du nouveau pape, toutes empreintes d’humilité : « Chers frères et sœurs, suite au départ du grand pape Jean-Paul II, les cardinaux m’ont élu, moi qui ne suis qu’un simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur. Je me console en pensant que Dieu peut agir même avec des instruments insuffisants. Je me confie à vos prières ».

Les nôtres l’accompagneront chaque jour de son pontificat.

20 avril 2005
Richard Bastien, pour la revue ÉGARDS

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Lettre à l'intention de la
convention nationale du parti républicain


On the occasion of the National Republican Convention in New York City, the major contributors of ÉGARDS (a Conservative French-Canadian quarterly published out of Montreal) wish to express their deep gratitude and admiration to President George W. Bush. What he represents for conservative and Christian French-Canadians can hardly be summarized in a few short lines. His efforts to defend Western civilization - militarily, morally and spiritually - are a genuine source of inspiration for all those who prize liberty, justice and order. Over the past four years, he was the only world political leader to offer firm opposition to the spirit of revolution and nihilism. Unlike the half-witted lackeys who hold positions of power in Ottawa and the capitals of old Europe, President Bush stands steadfastly against modern-age pirates and criminals who seek to take hold of our cities and institutions. His leadership extends well beyond the borders of the United States: since September 11th 2001, his actions and statements have made him the embodiment of Christian and Western honor and the true protector not only of the Western World, but of all forms of civilization. Thanks to his determination, his enlightened policies and his faith, this man who dwells not in Paris, not in Berlin, not in Moscow, but in Washington D.C., has given a new life to what was deemed dead: a proud and prayerful America, a strong and awakened Western World.

À l’occasion de la convention nationale du parti républicain, les principaux collaborateurs de la revue ÉGARDS sont heureux d’exprimer leur gratitude et leur vive admiration envers le Président des États-Unis d’Amérique GEORGE W. BUSH. Ce que représente de précieux pour nous, Canadiens français chrétiens et conservateurs, le Président Bush ne saurait se résumer en quelques lignes arides. Son œuvre de défense militaire, morale, spirituelle est une véritable source d’inspiration pour tous les amis de l’ordre, de la justice et de la liberté. Au cours des quatre dernières années, Bush fut le seul leader politique à repousser avec vigueur la révolution et le nihilisme, le seul à refuser avec fermeté aux pirates et aux malfaiteurs de se frayer un passage, avec la bénédiction des paraplégiques en poste à Ottawa et dans les vieilles capitales européennes, jusqu’à nos cités. Sa magistrature ne s’arrête pas aux frontières de son pays : George W. Bush a été, depuis le 11 septembre 2001, le gardien par excellence de l’honneur chrétien et occidental, celui qui a protégé les intérêts supérieurs non seulement de l’Occident, mais de la civilisation et de l’humanité tout entière. Cet homme, qui habite Washington et non Paris, Berlin ou Moscou, a reconstitué par son action, par sa personne, par sa foi, ce que l’on croyait mort : une Amérique fière et pieuse, un Occident fort et conscient de sa valeur.

2 septembre 2004
Richard Bastien & Jean Renaud pour Égards, revue de la résistance conservatrice

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Sommaire du numéro courant
Numéro 28
Été 2010

UN TÉMOIN DE L’ÉVANGILE : LE CARDINAL MARC OUELLET
 par Benoît Lemaire

LE DIALOGUE ISLAMO-CHRÉTIEN : DU PRINCIPE À LA RÉALITÉ
 par Marie-Thérèse Urvoy

UN MONDE PARODISIAQUE IV
 par Christian Monnin

ENTAILLES IV
 par Patrick Dionne

RESTAURATIONS — ESSAIS POLITIQUES ET CRITIQUES VI RELATIVISME ET TOTALITARISME
 par Jean Renaud


CHRONIQUES

LE SIÈCLE, LES HOMMES, LES IDÉES
 par Luc Gagnon et André Désilets

NOTES DE LECTURE
 par Matthieu Lenoir et Benoît Miller

DOCUMENT L’EUTHANASIE : LA MORT ENSAUVAGÉE OU L’ALIÉNATION TOTALITAIRE DE LA PERSONNE
 par François Primeau (MD, LCMC, DPSYCH, CSPQ, FRCPC, BPH, CTH)





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LE CONGRÈS ISLAMIQUE DOIT SE DISSOCIER D’YVONNE RIDLEY

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