Pour vous abonner ou
acheter un numéro d'ÉGARDS
cliquez ici...


LE NUMÉRO 26 D'ÉGARDS
EST DISPONIBLE DÈS MAINTENANT
EN LIBRAIRIE, SUR ABONNEMENT OU EN FORMAT PDF
Sections
 ACCUEIL
 DÉCLARATION FONDAMENTALE
 ARCHIVES
 ÉGARDS, LE BLOG  
 AUDIO-VIDÉO  
 LES IMPRIMABLES
 BRIBES DE LECTURE
 RÉACTIONS
 COMMUNIQUÉS
 DOSSIERS
 ÉVÉNEMENTS
 OÙ TROUVER ÉGARDS
 ABONNEMENT/ACHAT
 NOUS ÉCRIRE
 LIENS D'INTÉRÊT
 RECHERCHE AVANCÉE
 DÉPÊCHE ÉGARDS
 ENGLISH TEXTS  

Les 6 principes
d’une résistance conservatrice

Notre résistance antiétatique s´inspire des principes traditionnels d’une pensée conservatrice tels que les résuma admirablement, en six points, l´essayiste américain Russell Kirk :

1. La croyance en un ordre transcendant (ou à un corps de lois naturelles) appelé à régir la société ainsi que la conscience.

2. Un attachement envers la variété luxuriante et le mystère de l´existence humaine et une horreur sacrée envers l´uniformité étriquée, les objectifs égalitaristes et utilitaristes de la plupart des systèmes radicaux.

3. La conviction qu´une société civilisée exige des ordres et des classes et le rejet de la notion absurde de 'société sans classes'.

4. La certitude que la liberté et la propriété sont étroitement liées, qu´avec l´abolition de la propriété privée, on se retrouverait dans l´antre du Léviathan.

5. La méfiance envers les sophistes, les calculateurs et les économistes qui désirent reconstruire la société sur des conceptions abstraites.

6. La prise de conscience que le changement peut ne pas être salutaire, qu´une innovation ou qu´une réforme précipitée provoque quelquefois des effets dévastateurs au lieu d´être un facteur de progrès.



L’HISTORIEN DES DERNIERS JOURS
par Jean Renaud
(Publié dans le numéro 26 d'ÉGARDS le 21 décembre 2009)


(...) Bloy est difficile à classer. On pourrait le qualifier successivement d’anarchiste, de communard, de réactionnaire, d’anticlérical, de catholique romain, d’hérétique, de fou furieux, de pamphlétaire, de prophète, d’ivrogne, de scatologue et d’eschatologue. Léon Daudet l’a défini : « Un mystique dont on a écrasé le pied et qui hurle de douleur en prophétisant. » Mais ce fanatique, ce bigot en état de crise, cet ultramontain impatient de décapiter un pape pour la défense de la foi réussit à convertir des incroyants, des juifs, des orthodoxes et des protestants. Nos scouts déguisés en théologiens n’en font pas tant.
 
La violence de Bloy était célèbre. Céline en personne ne le dépasse pas en férocité. Dresser une liste de ses ennemis, des gens qu’il a insultés, composerait un martyrologe imposant. On y trouve des concierges, des propriétaires, des académiciens, des épiciers et des évêques, en somme des personnes appartenant à toutes les classes sociales, la part dominante étant constituée par les hommes de lettres. En quoi je l’approuve. Il a injurié Émile Zola, « le crétin des Pyrénées », Ernest Renan, « le cuistre apostat », Alphonse Daudet, « le voleur de gloire », Edmond de Goncourt, « le vieux dindon », Paul Bourget, « le Psychologue d’entre les castrats », et à peu près tout ce qui bougeait dans la vie littéraire de son temps, ce qui inclut pour nous bien des noms obscurs. On doit se demander si la masse effarante d’invectives éparses en ses livres est pardonnable chez « un bon chrétien ». Peut-être que non. Mais il aura payé cher chacune de ses injures. La violence bloyenne, pour le meilleur et pour le pire, annonce la guerre totale du XXe siècle. Aux hommes de lettres, Bloy a répété les mots terribles de Victor Hugo : « Messieurs, vous êtes tous des possédés ! »
 
Nous concevons la plupart du temps la possession diabolique comme un phénomène extraordinaire, inhabituel. L’on pense immédiatement aux diableries de Huysmans, qui s’est beaucoup occupé de satanisme. Mais la possession n’est-elle pas quelque chose de courant et, comme on dit, d’extrêmement répandu ? C’était l’avis de Bloy. Et aussi de Claudel : « La possession, dont la forme initiale est l’obsession, est un phénomène commun sans lequel il nous serait impossible d’apprécier les formes variées de la perversion et de l’endurcissement autour de nous, et en nous-mêmes, hélas ! du cœur et de l’intelligence. » Il n’est nullement besoin, selon Bloy, de chercher la présence de Satan dans des manifestations insolites ou étranges : l’épicier du coin, le gérant de la Caisse populaire ou le lecteur de nouvelles de Radio-Canada sont souvent possédés eux aussi et n’en demeurent pas moins de bons payeurs de taxes. À ses contemporains, Bloy a demandé : Qui ici n’a pas perdu son âme ? (...)

Lisez la suite dans le numéro 26 d'ÉGARDS
Sommaire du numéro courant
Numéro 28
Été 2010

UN TÉMOIN DE L’ÉVANGILE : LE CARDINAL MARC OUELLET
 par Benoît Lemaire

LE DIALOGUE ISLAMO-CHRÉTIEN : DU PRINCIPE À LA RÉALITÉ
 par Marie-Thérèse Urvoy

UN MONDE PARODISIAQUE IV
 par Christian Monnin

ENTAILLES IV
 par Patrick Dionne

RESTAURATIONS — ESSAIS POLITIQUES ET CRITIQUES VI RELATIVISME ET TOTALITARISME
 par Jean Renaud


CHRONIQUES

LE SIÈCLE, LES HOMMES, LES IDÉES
 par Luc Gagnon et André Désilets

NOTES DE LECTURE
 par Matthieu Lenoir et Benoît Miller

DOCUMENT L’EUTHANASIE : LA MORT ENSAUVAGÉE OU L’ALIÉNATION TOTALITAIRE DE LA PERSONNE
 par François Primeau (MD, LCMC, DPSYCH, CSPQ, FRCPC, BPH, CTH)





* * *

Lire les derniers communiqués:

LE CONGRÈS ISLAMIQUE DOIT SE DISSOCIER D’YVONNE RIDLEY

UN COMMUNIQUÉ IMPORTANT DU WESTERN STANDARD !

FINI LE TROUBLE

Élection de Benoît XVI



Égards sur

CSS valide!

Accueil   |  Déclaration fondamentale   |  Archives   |  Audio-vidéo   |  Bribes de lecture   |  Réactions   |  Communiqués   |  Dossiers
 Événements   |  Où trouver Égards   |  Abonnement/Achats   |  Nous écrire   |  Liens d'intérêt   |  Recherche avancée   |  Dépêche Égards

Copyright© ÉGARDS et ses auteurs
Dernière mise à jour : 23 juillet 2010