Pour vous abonner ou
acheter un numéro d'ÉGARDS
cliquez ici...


LE NUMÉRO 25 D'ÉGARDS
EST DISPONIBLE DÈS MAINTENANT
EN LIBRAIRIE, SUR ABONNEMENT OU EN FORMAT PDF
Sections
 ACCUEIL
 DÉCLARATION FONDAMENTALE
 ARCHIVES
 AUDIO-VIDÉO  
 LES IMPRIMABLES
 BRIBES DE LECTURE
 RÉACTIONS
 COMMUNIQUÉS
 DOSSIERS
 ÉVÉNEMENTS
 OÙ TROUVER ÉGARDS
 ABONNEMENT/ACHAT
 NOUS ÉCRIRE
 LIENS D'INTÉRÊT
 RECHERCHE AVANCÉE
 DÉPÊCHE ÉGARDS
 ENGLISH TEXTS  

Les 6 principes
d’une résistance conservatrice

Notre résistance antiétatique s´inspire des principes traditionnels d’une pensée conservatrice tels que les résuma admirablement, en six points, l´essayiste américain Russell Kirk :

1. La croyance en un ordre transcendant (ou à un corps de lois naturelles) appelé à régir la société ainsi que la conscience.

2. Un attachement envers la variété luxuriante et le mystère de l´existence humaine et une horreur sacrée envers l´uniformité étriquée, les objectifs égalitaristes et utilitaristes de la plupart des systèmes radicaux.

3. La conviction qu´une société civilisée exige des ordres et des classes et le rejet de la notion absurde de 'société sans classes'.

4. La certitude que la liberté et la propriété sont étroitement liées, qu´avec l´abolition de la propriété privée, on se retrouverait dans l´antre du Léviathan.

5. La méfiance envers les sophistes, les calculateurs et les économistes qui désirent reconstruire la société sur des conceptions abstraites.

6. La prise de conscience que le changement peut ne pas être salutaire, qu´une innovation ou qu´une réforme précipitée provoque quelquefois des effets dévastateurs au lieu d´être un facteur de progrès.



CHARLES DE KONINCK, LE PERSONNALISME ET LA RÉVOLUTION TRANQUILLE
par Jean Renaud
(Publié dans le numéro 25 d'ÉGARDS le 5 novembre 2009)


(...) Un programme pour les conservateurs

En attendant, proclamons envers et contre tous, les principes de notre conservatisme et, en premier lieu, la prépondérance sociale de la famille sur l’individu et sur l’État. « La famille, souligne Frédéric Le Play, est partout l’image réduite de la nation ».

Mais un tel fédéralisme s’appuie en définitive sur une notion juste et en partie vécue, à tout le moins par les autorités sociales, du bien commun. Ces autorités sociales, les ultimes gendarmes des libertés politiques, ne se recruteront pas d’abord parmi les intellectuels. L’intellectuel est toujours puissant aux dépens de la société civile. Une véritable élite politique conservatrice dédaignera ces professeurs et ces technocrates fonctionnarisés en qui règne, chante le grand poète irlandais Yeats, « une sorte d’esprit niveleur, rancunier, rationnel, que l’on n’aperçoit jamais dans l’œil d’un saint ou dans celui d’un ivrogne » ; cette élite conservatrice sera composée de parents qui consacrent du temps à la chose publique, d’un petit nombre d’entrepreneurs, de professionnels, de gens de toutes conditions qui ne dépendent pas de l’État. À rebours de l’homo rationalis, de l’homme qui sait – ou qui croit savoir –, de l’intellectuel ou du savant prisonnier de l’idée qu’il élabore et qu’il confond avec le réel, l’homme d’élite est celui qui témoigne concrètement de l’existence et de la primauté du bien commun par son être même, par sa magnanimité, par son dévouement, par sa vie entière, par sa subordination exemplaire aux biens communs objectifs qui l’entourent : famille, patrie, communauté politique. L’homme d’élite étant l’expression vivante du bien commun, il l’incarne avant même de le penser et il ne le pense que parce qu’il l’incarne. Il est fécondé par lui et le rend pour ainsi dire visible par le oui intégral et désintéressé qu’il lui adresse chaque jour de son existence. Une aristocratie digne de ce nom s’épanouit et acquiert petit à petit la noblesse qui oblige en ne faisant rien pour elle-même : sans cesse, elle se subordonne et se sacrifie et, parce qu’elle s’abaisse devant la transcendance, elle s’élève dans l’ordre de l’être, le seul qui importe. Une telle élite existe déjà en germe. Elle marche dans l’obscurité, sans aucun trouble, et doit sa supériorité à son humilité : car si l’amour sans loi se métamorphose en plaisir sans amour et, finalement, en ennui, l’amour du bien commun, ennobli par les obligations qu’il porte en lui, atteint le vrai et saint amour, l’amour pur et simple.

 

La vocation « modeste » de créer une famille réalise pour ainsi dire une vocation politique en miniature. L’autorité des parents sur les enfants est la plus bienfaisante, la plus naturelle, la plus active des forces sociales. Les prérogatives de la famille dans l’éducation des enfants précèdent celles de l’État. Cette préséance est inviolable, l’État n’étant que le mandataire de la famille en matière d’éducation. Le foyer domestique est le rempart par excellence des libertés civiles. Ce sont les familles fortes et stables qui résistent à la tyrannie, fondent les premiers réseaux d’apprentissage des libertés proprement politiques, initient aux libertés concrètes, à la vie municipale et scolaire, aux franchises, aux droits et aux privilèges des villages, des villes et des régions. L’exercice de ces libertés scolaires et municipales illustre par l’exemple la dignité de citoyens capables d’agir par eux-mêmes. Dans le cadre de notre monarchie britannique et de notre fédération canadienne, je qualifierais l’ordre politique, que nous abandonnons graduellement à la technocratie, de fédéralisme intégral : l’État canadien, une fédération de provinces ; l’État québécois, une fédération de régions ; les régions, une fédération de villes et de villages, et ceux-ci, au centre de nos libertés locales, une fédération de familles. Ces institutions multiformes, œuvres combinées de la raison et de la nature, nous les avons reçues en héritage. C’est pourquoi nous disons, avec Edmund Burke, que « l’idée même de fabriquer un nouveau système politique est suffisante pour nous remplir de dégoût et d’horreur ». (...)

Lisez la suite dans le numéro 25 d'ÉGARDS
Sommaire du numéro courant
Numéro 25
Automne 2009

LES ÉCHECS ARABES ET LA THÉÂTRALISATION DE LA CAUSE PALESTINIENNE
 par Jean-Charles Chebat, CQ

BENOÎT XVI, PENSEUR ÉCONOMIQUE
 par Richard Bastien

UN MONDE PARODISIAQUE
 par Christian Monnin

ENTAILLES III
 par Patrick Dionne


DOSSIER ORIGINES CATHOLIQUES DE LA RÉVOLUTION TRANQUILLE

PRÉSENTATION
 par André Chevalier

CHARLES DE KONINCK, LE PERSONNALISME ET LA RÉVOLUTION TRANQUILLE
 par Jean Renaud

DUMONT ET GRAND’MAISON : EUNOMIQUES CONTRASTÉES
 par Gilles Paquet

VERS UN MOUVEMENT D’ACTION CONSERVATRICE TRADITIONNELLE
 par Richard Décarie


CHRONIQUES

LE SIÈCLE, LES HOMMES, LES IDÉES
 par Patrick Dionne et Luc Gagnon

NOTES DE LECTURE SUR WILLIAM D. GAIRDNER, JEAN MADIRAN ET MARCEL NADEAU
 par Richard Bastien, Luc Gagnon et Benoît Lemaire

DÉBATS ET POLÉMIQUES /  LES AVEUX DU COPISTE (RÉPONSE À LUC ABEL)
 par Patrick Dionne





* * *

Lire les derniers communiqués:

LE CONGRÈS ISLAMIQUE DOIT SE DISSOCIER D’YVONNE RIDLEY

UN COMMUNIQUÉ IMPORTANT DU WESTERN STANDARD !

FINI LE TROUBLE

Élection de Benoît XVI



Égards sur

CSS valide!

Accueil   |  Déclaration fondamentale   |  Archives   |  Audio-vidéo   |  Bribes de lecture   |  Réactions   |  Communiqués   |  Dossiers
 Événements   |  Où trouver Égards   |  Abonnement/Achats   |  Nous écrire   |  Liens d'intérêt   |  Recherche avancée   |  Dépêche Égards

Copyright© ÉGARDS et ses auteurs
Dernière mise à jour : 5 novembre 2009