Pour vous abonner ou
acheter un numéro d'ÉGARDS
cliquez ici...


LE NUMÉRO 26 D'ÉGARDS
EST DISPONIBLE DÈS MAINTENANT
EN LIBRAIRIE, SUR ABONNEMENT OU EN FORMAT PDF
Sections
 ACCUEIL
 DÉCLARATION FONDAMENTALE
 ARCHIVES
 ÉGARDS, LE BLOG  
 AUDIO-VIDÉO  
 LES IMPRIMABLES
 BRIBES DE LECTURE
 RÉACTIONS
 COMMUNIQUÉS
 DOSSIERS
 ÉVÉNEMENTS
 OÙ TROUVER ÉGARDS
 ABONNEMENT/ACHAT
 NOUS ÉCRIRE
 LIENS D'INTÉRÊT
 RECHERCHE AVANCÉE
 DÉPÊCHE ÉGARDS
 ENGLISH TEXTS  

Les 6 principes
d’une résistance conservatrice

Notre résistance antiétatique s´inspire des principes traditionnels d’une pensée conservatrice tels que les résuma admirablement, en six points, l´essayiste américain Russell Kirk :

1. La croyance en un ordre transcendant (ou à un corps de lois naturelles) appelé à régir la société ainsi que la conscience.

2. Un attachement envers la variété luxuriante et le mystère de l´existence humaine et une horreur sacrée envers l´uniformité étriquée, les objectifs égalitaristes et utilitaristes de la plupart des systèmes radicaux.

3. La conviction qu´une société civilisée exige des ordres et des classes et le rejet de la notion absurde de 'société sans classes'.

4. La certitude que la liberté et la propriété sont étroitement liées, qu´avec l´abolition de la propriété privée, on se retrouverait dans l´antre du Léviathan.

5. La méfiance envers les sophistes, les calculateurs et les économistes qui désirent reconstruire la société sur des conceptions abstraites.

6. La prise de conscience que le changement peut ne pas être salutaire, qu´une innovation ou qu´une réforme précipitée provoque quelquefois des effets dévastateurs au lieu d´être un facteur de progrès.



PRIONS EN ÉGLISE AU SERVICE DE L’ÉTAT
par Jean Renaud
(Publié le 19 juin 2009)


Dans son édition du 7 juin dernier, le Prions en Église, qui a fait montre une nouvelle fois de son manque de jugement, a cru bon de se mettre au service de l’État en publiant un texte d’une rare médiocrité. J’ose offrir à nos courageux lecteurs quelques-unes des perles relevées dans le maladroit plaidoyer du professeur Yves Roy en faveur du cours obligatoire d’éthique et de culture religieuse :
« En tant qu’enseignant au secondaire, j’ai dû expliquer la visée principale du nouveau cours d’éthique et de culture religieuse aux parents, dès septembre dernier. En quelques mots, je présentais cette visée comme suit: permettre au jeune de se comprendre lui-même et de comprendre le monde qui l’entoure. » L’auteur de cette candide bluette croit-il que les parents hostiles au cours ÉCR ne veulent pas que leurs enfants se comprennent eux-mêmes et comprennent le monde qui les entoure ? Aucune discussion n’est possible à partir de tels poncifs. Tout le monde sait que le ministère de l’Éducation est, comme l’enfer, pavé de bonnes intentions : il n’en produit pas moins des analphabètes fonctionnels en quantité industrielle ! En réalité, le nouvel âne de Balaam à l’origine de ce texte prophétise par antiphrases : il annonce sans le savoir une génération de jeunes manipulables à loisir. Car, si le passé est garant de l’avenir, une chose est certaine : non seulement l’État et ses experts n’atteindront pas leurs objectifs, mais ils échoueront lamentablement.

« Dans la majorité des cas, je n’avais pas à m’expliquer davantage, cela coulait de source. »
Cela coulait de source pour qui ? Pour ceux qui se contentent d’affirmations aussi générales que creuses !

« (...) dans les mois qui ont suivi, des dissensions ont pris forme dans certains endroits du Québec. Par exemple, certains parents se disaient brimés dans leur droit de choisir et leur liberté de conscience. D’autres ont prétendu que ce cours faisait la promotion des religions non-chrétiennes. Ces affirmations me semblent provenir d’une incompréhension du but de ce cours, qui ne vise en rien à transmettre la foi. En fait, un de ses enjeux les plus importants consiste à mieux tenir compte de la réalité des enfants et des adolescents d’aujourd’hui. Une réalité fort différente de celle qu’ont connue les adultes qui les éduquent. Il importe plus que tout autre chose de comprendre cela. »
Voici deux des moignons d’arguments plus ou moins esquissés dans ce paragraphe par cet audacieux apologiste : 1) Puisque ce cours ne vise pas à transmettre la foi, on ne peut évoquer la liberté de conscience. À cela, il faut répondre que la liberté de conscience ne protège pas seulement les parents face à un État qui voudrait forcer l’adhésion à une religion, il concerne aussi la façon dont l’État transmet la connaissance d’une religion aux enfants. 2) Puisque les enfants et les adolescents vivent dans une réalité fort différente de celle qu’ont connue leurs parents, l’État et ses experts sont mieux placés que des parents dépassés, sinon périmés, pour leur inculquer les valeurs qui correspondent à cette nouvelle réalité. À cela rétorquons qu’on ne peut dénier aux parents le droit naturel d’élever leurs enfants selon les exigences de leur conscience : la volonté des parents prime dans la mesure où elle ne contredit pas les règles minimales de la vie en société (interdiction du vol, du meurtre, du parjure, etc.), règles sans lesquelles la vie civile devient impossible. En matière religieuse ou irréligieuse, l’État ne peut contraindre et ce quelle que soit la « compétence » présomptive des parents, compétence dont l’État n’est juge en rien.

« Le cours d’éthique et de culture religieuse implique un changement fondamental dans le contenu enseigné, mais aussi dans la manière de le présenter. Il ne s’agit pas d’une refonte des cours d’enseignement moral et religieux catholique ou protestant, ni même du cours d’enseignement moral. Le nouveau cours exige du jeune qu’il se questionne sur ce qu’il vit et ce qu’il voit autour de lui. » Ce pénible balbutiement veut dire quoi ? Nous sommes dans le pur charabia. Essayons généreusement de distinguer l’ombre de thèse dissimulé sous ce pénible jargon : au contraire des cours de morale et d’enseignement religieux catholique ou protestant, ce nouveau cours exige que le jeune se questionne. Reconnaissons qu’un tel argument est indigne d’être réfuté. Quel cours digne de ce nom n’exige pas que les jeunes se questionnent ?

« En apprenant à reconnaître ce qui se joue d’important pour chaque personne dans ses choix, ses besoins, ses désirs, ses croyances et incroyances, le jeune en arrivera sans doute à considérer par lui-même l’importance de son propre cheminement spirituel. » Qui mesurera la largeur, la longueur et l’épaisseur de la bonne conscience des imbéciles ? Cet optimisme niais, typique d’une certaine culture pseudo-chrétienne, ne s’embarrasse même plus d’un discours rationnel : ce séide empressé de l’État parle du cœur comme on parle du nez. Grâce au cours ÉCR, « le jeune en arrivera sans doute à considérer par lui-même l’importance de son propre cheminement spirituel ». Cette pétition de principe est aussi ridicule que prétentieuse ! Comme si les catholiques, les protestants, les incroyants n’avaient jamais pris conscience de l’importance de leur cheminement spirituel.

Prions en Église
s’est fait depuis longtemps le garde-chiourme clérical de la plus plate rectitude politique. Mais ici ce servile bourreau, pour paraphraser le poète, a salué bien bas l’énorme Bêtise, la Bêtise au front de taureau. Et la présomption a fini en pensum, l’angélisme s’est consommé en abjecte collaboration et le sentimentalisme a béni l’intimidation. Jacques Lison, le directeur de Prions en Église, et son équipe ont suffisamment profité de la parole de Dieu et de la liturgie catholique pour leur travail de sape idéologique. Pourquoi les prêtres encore allergiques à la pensée molle, à l’improbité intellectuelle, aux manipulations et aux propagandes étatistes ne chasseraient-ils pas de leur église cette petite feuille de chou doucereuse, aussi sermonneuse et moralisatrice envers Rome et le citoyen ordinaire que complaisante et flagorneuse envers l’État et ses représentants ? Les textes liturgiques sont faciles à reproduire. Nul besoin de subir plus longtemps le scandaleux monopole d’une revue qui pue le conformisme, la sottise et l’hypocrisie.
(...)
Sommaire du numéro courant
Numéro 28
Été 2010

UN TÉMOIN DE L’ÉVANGILE : LE CARDINAL MARC OUELLET
 par Benoît Lemaire

LE DIALOGUE ISLAMO-CHRÉTIEN : DU PRINCIPE À LA RÉALITÉ
 par Marie-Thérèse Urvoy

UN MONDE PARODISIAQUE IV
 par Christian Monnin

ENTAILLES IV
 par Patrick Dionne

RESTAURATIONS — ESSAIS POLITIQUES ET CRITIQUES VI RELATIVISME ET TOTALITARISME
 par Jean Renaud


CHRONIQUES

LE SIÈCLE, LES HOMMES, LES IDÉES
 par Luc Gagnon et André Désilets

NOTES DE LECTURE
 par Matthieu Lenoir et Benoît Miller

DOCUMENT L’EUTHANASIE : LA MORT ENSAUVAGÉE OU L’ALIÉNATION TOTALITAIRE DE LA PERSONNE
 par François Primeau (MD, LCMC, DPSYCH, CSPQ, FRCPC, BPH, CTH)





* * *

Lire les derniers communiqués:

LE CONGRÈS ISLAMIQUE DOIT SE DISSOCIER D’YVONNE RIDLEY

UN COMMUNIQUÉ IMPORTANT DU WESTERN STANDARD !

FINI LE TROUBLE

Élection de Benoît XVI



Égards sur

CSS valide!

Accueil   |  Déclaration fondamentale   |  Archives   |  Audio-vidéo   |  Bribes de lecture   |  Réactions   |  Communiqués   |  Dossiers
 Événements   |  Où trouver Égards   |  Abonnement/Achats   |  Nous écrire   |  Liens d'intérêt   |  Recherche avancée   |  Dépêche Égards

Copyright© ÉGARDS et ses auteurs
Dernière mise à jour : 23 juillet 2010